Retour à la vie sauvage.

Silver, le nouveau chien du fermier, s’ennuie tellement à garder son troupeau de brebis, qu’il part à l’aventure dans la forêt. Une rencontre va changer sa vie…
Sur fond de quête de liberté, si fascinante mais dangereuse aussi, Clayton Junior met en scène dans Ma vie de loup, une aventure animalière drôle et touchante, une fable écologique accessible aux plus jeunes.

Silver est un gentil labrador, pas très doué pour son travail et malaimé par son maître. Les rengaines des brebis l’accablent. Il rêve de liberté, de grands espaces. Parti explorer la forêt, il rencontre une meute de loups et s’enfuit avec eux pour goûter à la vie sauvage, une vie d’aventures et sans contrainte. Il connaîtra l’amour, des moments d’exaltation mais aussi de peur, de chagrin, de fuite. 

La réalité se révèle bien éloignée du rêve. Pour survivre les loups doivent courir tous les dangers. Le gibier est rare et les ravages de la civilisation sur la nature menacent leur existence. 

Avec un graphisme simple, expressif et des couleurs lumineuses, Ma vie de loup est album teinté d’humour qui met en avant le courage, la fidélité en amitié et en amour et le respect de la nature.

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Robin des bois au féminin.

Après les excellentes séries Violette autour du monde et Le port des marins perdus, Teresa Radice et Stefano Turconi imaginent Tosca des bois, une très belle aventure médiévale prometteuse, une histoire d’amitié sur fond de différence.

En l’an de grâce 1342, au château de Castelguelfo en Toscane, Lucilla, la fille unique du seigneur local, 13 ans, cloîtrée depuis ses plus jeunes années et sans amis, s’ennuie à mourir. L’intrusion d’un voleur lors du banquet donné en l’honneur de ses futures et contraintes fiançailles, va lui offrir l’occasion de sortir du château. Elle se lie d’amitié avec deux orphelins vivant dans la forêt toute proche : Rinalto, poète, sa sœur Tosca, véritable garçon manqué et débrouillarde, avec lesquels elle va vivre de belles aventures.

Avec de magnifiques planches douces et chaleureuses au léger effet suranné, l’ambiance médiévale est parfaitement restituée par Stefano Turconi. Tout concourt à en faire une série immersive : action et humour, intrigue prenante et parfaitement rythmée, personnages attachants et courageux. Vivement la suite !

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L’annexe.

Sur proposition de la fondation Anne Frank, Ari Folman, le réalisateur du film d’animation Valse avec Bachir, et le dessinateur David Polonsky, adaptent en roman graphique Le journal d’Anne Frank, pour perpétuer sa mémoire auprès des nouvelles générations.
Le défi est relevé avec brio, les auteurs retranscrivent au mieux l’esprit du journal et de son auteur.

Très proche de l’original, ce roman en reproduit certaines pages. Il décrit la cohabitation difficile de cette jeune Juive, de ses parents, de sa sœur et d’une autre famille, dans un appartement caché de l’entreprise paternelle, à Amsterdam. Les carnets débutent le 12 juin 1942 et s’achèvent le 1er août 1944.

Pas facile de condenser cette œuvre, pourtant les auteurs y parviennent aisément. Nous (re)découvrons la personnalité particulière de la jeune fille, ce mélange d’humour et de lucidité sur sa situation et son impressionnante maturité au point d’oublier qu’elle n’était qu’une enfant. L’immersion dans cette période et dans ce petit microcosme est très bien restituée.

Graphiquement, c’est subtil, juste, ironique, à l’image d’Anne. Le dessin se fait tour à tour réaliste, onirique ou métaphorique et parvient à rendre visibles ses pensées, ses humeurs, ses états d’âme. Il exagère le burlesque des situations, le ton cocasse du journal et croque les défauts et les caractères du petit monde de l’Annexe avec beaucoup d’humour.

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Chasse au trésor au cimetière.

Deux jumeaux, fréquemment ridiculisés par leurs camarades car ils sont les enfants de croque-morts, se lancent pour tromper leur ennui, dans une chasse au trésor dans un cimetière.
Dans ce premier tome de la trilogie Les Croques, Léa Mazé confirme son talent que l’on avait déjà perçu dans son excellente première BD, Nora.. Suspense haletant, relations difficiles avec l’entourage sont au cœur de cet album prometteur.

Jumeaux, Céline et Colin font tout en duo, devoirs et…bêtises. En raison de la profession de leurs parents qui dirigent une entreprise de pompes funèbres, ils subissent les railleries de leurs camarades. Solidaires, ils s’entraident, ne se laissent pas faire, ripostent en se battant et sont souvent punis par les professeurs. Chez eux, ce n’est guère mieux : leurs parents débordés ne leur accordent aucune attention et ne les comprennent pas. Leur dernière bagarre leur rapporte une exclusion de deux jours et une punition supplémentaire de leurs parents : nettoyer le cimetière accolé à leur boutique. Ils s’y ennuient ferme, jusqu’à ce qu’ils découvrent des marques étranges inscrites sur les tombes. Une énigme qui va les embarquer dans une enquête aussi palpitante que terrifiante…

On retrouve avec plaisir le doux crayonné de Léa Mazé, à la fois simple et atypique, et son talent pour installer des atmosphères particulières grâce à l’usage judicieux des couleurs et des effets d’ombres et de lumières. Les tons bleus et orangés se fondent à merveille dans les lieux et créent une ambiance pleine de mystères et un peu anxiogène.

Tout en abordant des thématiques liées à l’adolescence, Léa Mazé met en scène deux jeunes attachants et mal dans leur peau, qui vont avoir recours à leur imaginaire pour améliorer leur triste quotidien. L’album se termine par un cliffhanger particulièrement fort qui donne envie aux fans de frissons et de mystères de découvrir la suite au plus vite.

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Une adolescente en pleine révolte !

 

Nous sommes en 2059. Dans ce roman de Nadia Coste, L'empire des auras les individus sont maintenant classés en fonction de la couleur de leur aura : les bleus ont tous les privilèges ; les rouges, jugés dangereux, sont les parias de la société.

Chloé, une aura bleue de 15 ans, se retrouve dans un lycée " mixte " où les deux couleurs se côtoient. Alors qu'elle est éduquée dans la méfiance des rouges, Chloé va voir ses convictions s'ébranler dés lors qu'elle est obligée de les fréquenter.

Et lorsque sa propre aura commence à se teinter de rouge, Chloé remet tout en question.

Ce roman de science-fiction aborde, dans une écriture fluide et agréable à lire, non seulement le quotidien des adolescents (l'amour, l'avenir, les cours, le harcèlement scolaire, la popularité...) mais aussi les problèmes de racisme, l'exclusion, le sexisme, l'homosexualité, les préjugés...

Boom, tu n' es plus là ! 

Inséparables depuis leur "coup de foudre" amical, Timothée était comme "l'ange gardien" d'Etienne.

 Un garçon sérieux qui veillait sur lui à chaque écart de conduite et qui le ramenait à la raison. 

 Trois ans d'amitié, une aventure exceptionnelle pour ces deux adolescents si opposés et complémentaires à la fois, jusqu'à ce voyage à Londres que Timothée désirait tant. Tout bascule sur le pont de Westminster où ce dernier est fauché par un fou de Dieu.

 Depuis Etienne est perdu, seuls les mots lui permettent de décrire le vide laissé par l'absence de son ami. Même si parfois il a du mal à les trouver, il continue de lui parler en ressassant les souvenirs, les éclats de rire.
Mais il doit aussi faire face à sa culpabilité se demandant pourquoi ce n'est pas lui qui est parti, lui l'imparfait.

Boom est une déchirante et admirable déclaration d'amitié qui aborde également des thématiques très fortes comme le deuil, la culpabilité du survivant, le souvenir et l'espoir.
Julien Dufresne-Lamy sait utiliser les mots justes pour exprimer ce que ressent l'adolescent. Le texte écrit sous la forme d'une lettre, comme un poème en prose, peut se lire d'une traite.

 Un livre d'une grande sensibilité, émouvant à lire.