LastWordsLast Words, Jonathan Nossiter (real.), 2020.

Nous sommes en 2086 : la vie sur Terre est quasi-éteinte, après une série de catastrophes sur fond de désastre écologique. La situation est apocalyptique et pourtant la lumière est belle.

Le dernier humain vivant raconte son histoire, son passé, le cheminement qui l'a amené à être celui après lequel il n'y a plus d'histoire à raconter.

Avant cela et alors qu'il était un jeune homme en errance, le personnage principal a rencontré un homme âgé réfugié à la cinémathèque de Bologne.

De cette rencontre naissent les dernières images du monde et, avant elles, d'ultimes moments de joie partagés avec d'autres humains qui forment un dernier campement dans ce qui fut Athènes.

 

Last Words est bien un film de fin du monde - adapté du roman Mes derniers mots de Santiago Amigorena, et sélectionné au festival de Cannes 2020.

Mais ici, la noirceur et la violence cèdent la place à une certaine sérénité. Les horreurs du processus d'extinction de la vie sont plus suggérées que montrées, tandis que le personnage principal gagne en humanité à mesure qu'il côtoie autrui et découvre le cinéma.  

Dans la réalisation, la lumière de plus en plus belle à mesure que la fin approche, et le rythme lent appuient cette progression vers une ambiance très particulière et atypique dans un film apocalyptique.